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Devenir un manœuvrier, la polyvalence incarnée en haute mer  

Des manœuvriers embarquent à bord de l'embarcation de sauvetage polyvalente du HMCS Margaret Brooke dans le cadre d'un exercice de mise à l'eau, alors que le navire participe à l'opération PROJECTION en janvier 2025.
LE CPL CONNOR BENNETT

Devenir un manœuvrier, la polyvalence incarnée en haute mer  

Par le QG de la Réserve navale 

Pour le M1 Jonathan Paradis, directeur du cours des manœuvriers de l’École navale (Québec), qui s’est enrôlé dans la Marine royale canadienne à titre de réserviste naval en 2008, la profession de manœuvrier s’est avéré une carrière stimulante, intense et profondément enrichissante. Le M1 Paradis a navigué pendant 10 ans, notamment lors de déploiements avec l’OTAN et de participations à l’opération CARRIBE. Selon lui, le fait d’être un manœuvrier offrait des occasions incroyables aux marins ouverts à des expériences variées en mer et à des rôles de leadership.   

Le M1 Paradis dirige actuellement un projet pilote au nom du Groupe de l’instruction de la Marine visant à augmenter la disponibilité de la formation professionnelle des manœuvriers, qui n’était jusqu’ici offerte qu’à l’École navale (Pacifique) et à l’École navale (Atlantique).

L’objectif du projet est d’accroître l’efficacité de l’instruction en s’attaquant à l’importante accumulation de recrues navales en attente, tant pour les recrues de la Force de réserve que de la Force régulière, nécessitant ce cours, en leur permettant d’atteindre plus rapidement leur niveau professionnel de compétence (NPC), grâce à un plus grand choix d’offres et de lieux de formation à travers le pays.

L’équipe de commandement du Groupe de l’instruction de la Marine a rapidement reconnu la nécessité et les avantages de ce cours et a apporté son plein appui à cette initiative.

La formation de la qualification professionnelle des manœuvriers dure 12 semaines et couvre les fonctions essentielles du métier, notamment : 

  • le travail des ancres, des câbles et des cordages et les tâches liées à l’amarrage, à l’ancrage et au remorquage; 
  • le transfert de matériel et de personnes entre navires en mer; 
  • les opérations de sauvetage; 
  • la manipulation, la préparation et la détonation de charges de destruction; 
  • la manipulation et l’entretien d’armes légères, depuis le fusil et le pistolet jusqu’à la mitrailleuse lourde de calibre .50; et 
  • le travail de bord, notamment les opérations de petites embarcations à vitesse élevée, l’entretien des bateaux et la navigation.  

Bien qu’il y ait eu certains défis et des leçons tirées, le PM1 Paradis espère que le succès global de cet essai pilote permettra d’offrir davantage de sessions de cours par l’entremise de l’École de la flotte navale (Québec), tout en mettant en lumière les possibilités d’apprentissage stimulantes et uniques que ce cours offre, tant aux marins expérimentés qu’aux nouvelles recrues.    

« C’est difficile et exigeant d’être un manœuvrier, mais, une fois qu’on a développé son pied marin et qu’on peut effectuer toutes les tâches à faire, c’est la carrière la plus belle et la plus enrichissante, surtout pour des marins avec un potentiel de leadership. On est la colonne vertébrale de la Marine », dit le M1 Paradis.