
Anti-racism committee announced during No. 2 Construction Battalion commemoration
Par Griffin Bjerke-Clarke
L’équipe du Trident
Des membres de l’Équipe de la Défense se sont joints à la communauté locale et à des représentants des pouvoirs publics pour une cérémonie annuelle de commémoration tenue le 4 juillet à l’église presbytérienne St. Andrews de Pictou. L’événement rendait hommage aux contributions du 2e Bataillon de construction, le plus grand bataillon entièrement composé de Noirs de l’histoire militaire canadienne.
La cérémonie a été suivie d’un défilé d’honneur visant à rendre hommage au sacrifice et au dévouement des hommes qui ont servi dans ce bataillon pendant la Première Guerre mondiale, alors qu’ils ont joué un rôle important dans l’effort de guerre canadien au plus fort du conflit.
Le 2ᵉ bataillon de construction a été une unité ségréguée non combattante qui a servi de 1916 à 1920.
Le 5 juillet a marqué le 110ᵉ anniversaire de la fondation du bataillon à Truro, Nouvelle-Écosse.
Au cours de l’événement, le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, a annoncé la création du nouveau Comité consultatif ministériel externe sur le racisme anti-Noirs, démontrant ainsi l’engagement du gouvernement du Canada à honorer l’histoire tout en prenant des mesures concrètes afin de contribuer à bâtir un avenir plus inclusif pour l’Équipe de la Défense.
« Les membres de ce comité consultatif apportent une vaste expérience, une grande expertise et des points de vue qui reflètent la diversité et la force des communautés noires du Canada », a déclaré M. McGuinty. « Ce comité représente une étape importante dans notre engagement continu à bâtir une institution plus forte et inclusive, où chaque membre peut servir, contribuer et réussir dans un milieu de travail exempt de harcèlement, de racisme, de discrimination et de préjugés. »

Le comité fournira des conseils indépendants et une orientation stratégique aux membres de l’Équipe de la Défense et aux dirigeants afin de soutenir la lutte contre le racisme anti-Noirs au sein des Forces armées canadiennes (FAC).
Des descendants des membres du 2e Bataillon de construction ont assisté à la cérémonie.
L’histoire de cette unité a été omise des récits officiels canadiens pendant des décennies, l’absence de journal de guerre étant souvent invoquée pour expliquer cette omission. Sean Foyn, historien noir de la Nouvelle-Écosse, conférencier principal lors de la cérémonie et membre du nouveau comité consultatif, a remis en question cette explication dans son allocution. Il a fait valoir que les expériences vécues par ces hommes auraient dû suffire à assurer au bataillon la place qui lui revient dans l’histoire du Canada.
« Cette histoire a dû rester vivante chez les hommes du 2e Bataillon de construction. Les gens reviennent de toutes sortes d’expériences, et ils en parlent », a-t-il déclaré.
Au cours de leur déploiement, les membres du bataillon ont dû faire face à des conditions météorologiques difficiles, à de fréquentes épidémies et à un racisme systémique et profondément enraciné, tout en accomplissant des travaux forestiers exigeants dans des conditions éprouvantes. Vingt-neuf hommes de cette unité ont perdu la vie dans ces circonstances.
Les orateurs présents à la cérémonie ont également évoqué les humiliations subies par le bataillon, notamment un incident à caractère raciste survenu au sein du Corps expéditionnaire canadien en 1919. Plus généralement, ces hommes ont reçu peu de reconnaissance à leur retour au pays, et le bataillon a été discrètement dissous en 1920, parallèlement à la dissolution du Corps expéditionnaire canadien lui-même.
Foyn a déclaré que les récits familiaux et les photographies conservés dans des tiroirs et des greniers avaient joué un rôle central dans la reconnaissance finale de cette histoire.
“Les images et les histoires qui ont commencé à enlever des manteaux de cheminée et les gens les associant aux noms—c’est simplement remarquable,” a-t-il dit.
Le premier événement officiel commémorant les contributions du 2e Bataillon de construction a eu lieu en 1982. Il s’agissait d’une réunion des anciens combattants noirs de la Première Guerre mondiale encore en vie. Cette réunion a été organisée par Calvin Ruck, un militant des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse qui a consacré des années à l’étude de l’histoire du bataillon et qui a ensuite rédigé l’ouvrage de référence sur son histoire, The Black Battalion: 1916-1920, Canada's Best-Kept Military Secret.
Depuis lors, plusieurs hommages ont été rendus au bataillon et à ses membres qui ont perdu la vie, notamment un nouveau bâtiment au Camp Aldershot baptisé « Bâtiment des soldats Frederick L. Landsay et James E. Landsay », en mémoire de deux frères qui ont servi dans cette unité.
En juillet 2022, le gouvernement fédéral a présenté des excuses officielles aux familles pour les mauvais traitements subis par les membres du bataillon avant, pendant et après la guerre.
« En tirant les leçons de notre histoire et en écoutant les voix et les expériences des communautés noires, nous pouvons contribuer à bâtir des institutions plus inclusives et plus équitables qui reflètent les valeurs que le peuple canadien aspire à défendre », a déclaré Russell Grosse, président-directeur général du Black Cultural Centre for Nova Scotia.






