
Le Vam Topshee revient sur son mandat de commandant de la Marine royale canadienne
Par MRC
Le 13 mai 2026, le vice-amiral (vam) Angus Topshee a été annoncé comme prochain vice-chef d’état-major de la Défense. Avant de quitter ses fonctions à titre de commandant de la Marine royale canadienne, il s’est entretenu avec Samantha Parent de l’équipe de la Commandant de la MRC afin de revenir sur les quatre dernières années. Dans cette entrevue, il aborde le leadership, les défis, les moments marquants et les réalités du commandement.
Regardez l’entrevue complète en vidéo ou lisez l’échange ci-dessous.
Cette entrevue a été réalisée dans un format conversationnel non scénarisé. Les versions anglaise et française ont été produites à partir d’enregistrements distincts et peuvent présenter des différences de structure et de contenu; elles ont toutefois toutes deux étés révisés pour en assurer l’exactitude.
Premières leçons de leadership
Vous avez passé les quatre dernières années à diriger la Marine royale canadienne, mais avant cela, vous étiez un jeune officier en mer. Lorsque vous repensez à cette version de vous-même, quelle part de cette personne continue encore aujourd’hui d’influencer la façon dont vous dirigez?
Pour moi, c’est vraiment mon premier commandant d’un bâtiment. C’était le capitaine de frégate Dave Hudak à l’époque, c'était à bord NCSM Winnipeg. Il avait une personnalité très professionnelle, mais très important d’avoir du fun aussi. J’avais l’idée que c’était le qui était le meilleur métier au monde d’être capitaine de frégate. Pour moi, il a créé une équipe où tout le monde était capable de faire de son mieux chaque jour. Sa contribution avait beaucoup de valeur, mais il conviait toujours avec beaucoup de gratitude. J’ai essayé toujours de répliquer ça autant que possible à chaque niveau de commandent et de créer une organisation où toute personne peut vraiment apporter le meilleur d’elle-même chaque jour au travail.
Le poids du commandement
Je pense que beaucoup de gens entendent le mot « commandement » et imaginent surtout l’autorité ou les grades. Mais au cours de ces quatre dernières années, quels aspects du commandement vous a semblé le plus difficile ou le plus lourd sur le plan personnel?
Pour moi, c’est la mort de maître Aplin à bord du NCSM Montréal a Bedford l’an dernier. C’est un rappel que la mer, c’est toujours très difficile. C’est essentiel qu’on soit toujours compétent et je pense qu’on n’était pas assez compétent cette nuit-là. C’est clair qu’il y avait des erreurs.
Nos investigations ont été compliquées par le fait qu’il y avait un procès criminel, une investigation qui a mené à un processus criminel. C’est un rappel qu’on a toujours du travail à faire pour être sur qu’on est aussi compétent qu’on a besoin d’être.
Un moment marquant
Quel moment, au cours des quatre dernières années, vous a le plus marqué ou rendu humble?
La mort du maître de 2e classe Aplin à Bedford Basin. Je considère qu’il s’agissait d’un décès évitable.
Cela rappelle que la mer représente toujours un danger. Si nous ne sommes pas pleinement prêts comme organisation, nous aurons des difficultés.
Cet événement a révélé un certain niveau de complaisance que nous devons corriger. Il a aussi mis en lumière des lacunes dans notre façon d’évaluer la situation, en partie compliquée par une enquête criminelle.
C’est un moment qui m’a fait réaliser que nous devions faire mieux, et qu’il reste encore beaucoup de travail à accomplir.
Pourquoi la Marine compte
Beaucoup de Canadiens n’ont jamais mis les pieds sur un navire de guerre et ne savent peut-être même pas que la canada a une marine. Comment expliquer-vous l’importance de la Marine royale canadienne a quelqu’un qui n’a aucune expérience du milieu militaire?
C’est vraiment une question difficile parce qu’on essaie toujours de transmettre le message de la Marine. Le Canada a trois océans. Il a une autre frontière maritime avec le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs. Mais les Canadiens, c’est presque comme si on ne pensait pas comme ça.
Pour moi, c’est vraiment important de convoyer aux Canadiens que si on veut vraiment être un pays puissant, il faut avoir une marine puissante qui protège ses mers pour assurer que le commerce canadien voyage sans concernes à travers le monde. Si on veut augmenter notre prospérité et nos échanges avec d’autres pays que les États-Unis, ce commerce va traverser les mers.
C’est très important que les mers soient ouvertes pour tous. Je pense que les Canadiens ont l’idée que la sécurité, ce n’est pas peut-être toutes le menaces qui sont présentes aujourd’hui dans nos trois océans, mais alors c’est très important d’avoir une marine pour protéger nos eaux, pour garantir qu’il n’y en ait aucune qui rentre dans nos eaux sans notre permission. C’est vraiment la tâche de la Marine.
J’aimerais vraiment que chaque Canadien puisse être à bord d’un navire pour une nuit. C’est vraiment là où on comprend le métier d’un matelot, d’un marin, de nos officiers qui chaque jour vont voir le travail incroyable qu’ils font au quotidien.
Le fait que c’est 24 heures par jour, sept jours par semaine et ça ne se passe jamais. Comme je l’ai dit, la mer, c’est vraiment une mère autocrate. La mer, c’est vicieux, ça tue si vous n’êtes pas prêt. Mais il y a une beauté, c’est incroyable. Et de passer un jour en mer, c’est vraiment de passer un jour parfois paradis, parfois quelque chose d’autre. Pour moi, en net, c’est excellent et j’aimerais que chaque Canadien puisse venir en mer avec nous.
Service et vie familiale
Dans ce rôle, vous avez souligné l’importance de prendre soin de la famille. Quels sacrifices votre famille et vous avez dû faire au cours de votre carrière?
Oui, ma famille fait des sacrifices chaque jour. On n’a jamais vécu dans la même maison pour plus de trois ans. On a beaucoup muté. C’était notre solution de rester ensemble comme famille la majorité du temps.
Mais je sais que la solution est différente pour chaque personne. Et c’est très important que la Marine essaie d’aider chaque personne à trouver sa propre solution pour elle et pour sa famille
Mais c’est important aussi de ne pas oublier ceux qui n’ont pas de famille immédiate, parce que souvent, quelqu’un qui est par lui-même, on se dit : « On peut le muter partout, on peut le déployer sans hésitation parce qu’il n’a pas de famille. » Et c’est la meilleure façon de s’assurer qu’ils n’auront jamais de famille si on les traite comme ça. Je pense que c’est important de trouver la meilleure méthode, de trouver un équilibre entre notre service quotidien, notre famille et nos besoins personnels.
Mon épouse était dans la Marine pendant 23 ans. On sait la difficulté d’être tous deux dans la Marine, dans le Forces armées canadiennes. Ce n’est pas facile. On essaie toujours d’être une meilleure organisation pour assurer que des familles puissent continuer à contribuer comme ça.
Mais c’est important aussi de ne pas oublier ceux qui n’ont pas de famille immédiate, parce que souvent, quelqu’un qui est par lui-même, on se dit : « On peut le muter partout, on peut le déployer sans hésitation parce qu’il n’a pas de famille. » Et c’est la meilleure façon de s’assurer qu’ils n’auront jamais de famille si on les traite comme ça. Je pense que c’est important de trouver la meilleure méthode, de trouver un équilibre entre notre service quotidien, notre famille et nos besoins personnels.
Je trouve que cet équilibre est peut-être un peu diffèrent pour chaque personne. Il’ n’u a pas une seule méthode de trouver l’équilibre, mais c’est important d’être une organisation qui aide tout le monde à trouver le meilleur équilibre, qu’on puisse continuer à contribuer chaque jour.
Work-life balance means different things to different people. For some, it could be the hours you work that you find a way to flex in a bit of time to focus on family at the right moment. It could be a meaningful, emotional connection even while you’re deployed. How do you achieve all those things? We have tools to do some of that, but there will always be challenges and demands of service.
Lorsque vous manquez des moments importants en famille à cause du service, comment vivez-vous cela personnellement?
C’est difficile. Je manque souvent des fêtes, des anniversaires et tout ça. J’essaie toujours de trouver un moment de connexion au niveau émotionnel.
J’essaie toujours de trouver un moment de connexion au niveau émotionnel
C’est peut-être un coup de téléphone, c’est peut-être une petite note. Je ne sais pas exactement ce que c’est, mais c’est de trouver quelque chose qui établit cette connexion au niveau personnel, au niveau émotionnel avec ma famille pour montrer que vraiment, je pense à eux, même si je ne suis pas là avec eux.
Ce n’est pas la présence physique, c’est la présence émotionnelle.
Conseils aux futurs leaders
Quel serait votre message aux jeunes marins qui aspirent un jour à devenir des leaders?
Pour moi, c’est trouver votre place où vous avez vraiment envie, vous pensez que vous aimez faire ça. Et si vous aimez faire quelque chose, c’est probable que vous aurez du succès. Et si vous avez du succès, ça va vraiment indiquer votre potentiel à l’organisation.
Mais votre succès n’est pas établi par votre position, promotion et tout ça. C’est vraiment est-ce que votre contribution fait une différence chaque jour, est-ce qu’on aide les autres personnes.
Pour moi, c’est vraiment avoir un focus qui est beaucoup plus à court terme pour ce que je peux faire aujourd’hui pour améliorer des choses et je trouve que c’est du succès.
On ne regarde pas à long terme pour une carrière. Prenez un petit pas chaque jour et votre succès n’est pas établi par votre rang à la fin, mais par votre impact sur les autres.
Merci et je te souhaite bonne chance dans tes prochaines aventures aussi.
Oui, ça va être très intéressant comme vice-chef d’état-major de la défense.
Le gouvernement a fait un grand investissement en défense. C’est très important qu’on utilise cet investissement pour assurer la défense du Canada, pour protéger nos intérêts et pour assurer la prospérité du Canada par un train des investissements au Canada pour assurer cette défense.






