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Une entreprise basée en Nouvelle-Écosse sélectionnée pour les programmes de formation des destroyers de la classe Fleuves et rivières 

Représentants de Fleetway Inc. et de Modest Tree.

Une entreprise basée en Nouvelle-Écosse sélectionnée pour les programmes de formation des destroyers de la classe Fleuves et rivières 

Par l’équipe du Trident 

Image conceptuelle d'un futur destroyer de la classe Fleuves et rivières.

Modest Tree, une entreprise néo-écossaise, a obtenu un contrat de sous-traitance de 32 millions de dollars auprès de Fleetway Inc. pour développer des systèmes de formation destinés à appuyer la transition de la Marine royale canadienne (MRC) de ses frégates de la classe Halifax vers les futurs destroyers de la classe Fleuves et rivières. 

La plateforme de formation s’appuiera directement sur les données de conception numérique du destroyer et sur la documentation du fabricant, traduisant les modèles d’ingénierie en environnements de formation interactifs. L’objectif est de familiariser les marins avec les systèmes du navire bien avant sa mise en service, afin de réduire le temps nécessaire à la mise à niveau des équipages une fois que les navires entreront en service. 

Modest Tree se spécialise dans la formation en 3D et les solutions d’ingénierie numérique pour la défense et l’industrie, et exerce ses activités en Nouvelle-Écosse depuis sa création en 2011. 

Selon un communiqué de presse annonçant le contrat, le personnel de Fleetway sera également formé à la gestion des mises à jour continues du matériel de formation, afin de maintenir les contenus à jour au fur et à mesure que les navires progressent dans leur construction et tout au long de leur durée de vie prévue.

« Dans les navires de guerre complexes, la préparation est décisive », a déclaré le contre-amiral (à la retraite) John Newton, directeur général de Fleetway Inc. « En générant une formation directement à partir de la conception numérique du navire, nous comprimons la courbe d’apprentissage et formons des équipages prêts à opérer les navires de combat de surface les plus avancés du Canada dès le premier jour. » 

Fleetway, également une entreprise de Nouvelle-Écosse, a obtenu plus tôt cette année un contrat plus large du constructeur naval Irving Shipbuilding Inc. pour fournir un soutien spécialisé à la construction des destroyers de la classe Fleuves et rivières, couvrant les trois premiers navires du programme. Ce travail comprend une solution de supportabilité de classe, de la formation, des produits de données techniques et du soutien d’ingénierie. Fleetway et Irving Shipbuilding font tous deux partie du groupe J.D. Irving Ltd.. 

Fleetway et Irving Shipbuilding font tous deux partie du groupe J.D. Irving Ltd.. Le Canada s’est engagé à construire 15 destroyers de la classe Fleuves et rivières dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. Ces navires sont destinés à constituer la principale capacité de combat de surface de la MRC et sont conçus pour être déployés indépendamment ou aux côtés des marines alliées pendant de longues périodes partout dans le monde. Leurs missions couvriront un large éventail d’opérations, notamment le combat de haut niveau en mer, le soutien aux alliés à terre, la lutte contre la piraterie, l’interdiction et l’application des embargos, l’aide humanitaire, la recherche et le sauvetage, ainsi que les patrouilles de souveraineté dans l’Arctique et le long des côtes. 

La transition de la classe Halifax, qui constitue l’épine dorsale de la flotte de surface du Canada depuis le début des années 1990, marque un changement générationnel important pour la MRC. Les navires de la classe Fleuves et rivières seront plus grands, plus performants et plus complexes sur le plan technologique que leurs prédécesseurs, ce qui rendra essentielle une formation précoce et approfondie pour le personnel naval qui servira au sein de la nouvelle flotte. 

L’annonce a été présentée par les deux entreprises comme une contribution à la base industrielle de défense canadienne, Fleetway et Modest Tree soulignant toutes deux la création d’emplois technologiques qualifiés dans le Canada atlantique comme faisant partie de la valeur du contrat.